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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 13:54

Un titre choc pour témoigner de l'horreur absolu où comment l'Etre Humain peut se transformer pour devenir un immature possédé par l'amour du Mal !

aportstgilles 119

Je ne rentrerai pas dans  les détails de cette tuerie, de cette folie meurtrière, elle a été relatée par tous les médias et comme par enchantement a aussitôt disparue.

Peut-on effacer d'un coup de "Suppr" toute l'horreur du dédoublement de l'Homme ?

L'Ange et le démon  cette notion qui a permis à l'église de s'enrichir à outrance n'est pas une invention virtuelle, mais bien hélas une vérité de notre bas monde .

 aportstgilles 125

 

En mémoire aux victimes coupables ou non, de l’atrocité commise à Nossy-Bé, je poste un témoignage d’un curé qui vit sur la grande île.

J’ai juste inséré quelques lignes de ce belle lettre criante de vérité et vous conseille vivement la lecture sur le lien suivant :

http://rachri.bx.free.fr/Telechargement/Violences%20malgaches.pdf

Lettre d’un curé de Madagascar :

 

Racisme envers les étrangers

Etant moi-même un vazaha, je suis plus à même de parler du racisme envers les étrangers.   

Il est très différent de celui qui précède. Il est vivace puisque la colonisation est enseignée dans les classes primaires. La violence des Français particulièrement, la manière dont ils ont exploité le pays et ont soumis ses habitants à la corvée, les massacres qu’ils ont perpétrés pendant les mouvements de libération sont connus de tous ceux qui sont allés à l’école.

On rencontre parfois des personnes qui disent regretter la colonisation parce que la vie était plus facile à l’époque, mais ces regrets viennent de gens plus âgés, au moins majoritairement, j’ai parfois été surpris. Les jeunes voient essentiellement les mauvais côtés de cette période de leur histoire et en gardent une certaine rancune.

Les réactions agressives dont j’ai été l’objet ont porté sur ce sujet, et elles venaient de jeunes dont j’étais proche. Je l’ai dit, il est difficile de faire sortir un Malgache de ses gonds, il faut vraiment le houspiller pour le voir s’énerver. Le dialogue ne peut dépasser les limites de ce qui peut se dire respectueusement, que si s’est établie une confiance suffisante. Il est tentant alors de pousser au delà de la réserve habituelle, et il arrive que l’on obtienne une réaction agressive souvenir de l’histoire telle qu’elle a été racontée à l’école.

J’avoue avoir été surpris chaque fois parce que, sans prétendre défendre la colonisation, j’ai du mal à entrer dans la peau d’un néocolonialiste. Or, il est arrivé que l’attaque me soit adressée directement et que les faits du passé évoqués servent de confirmation à la conviction que les étrangers seront toujours des colons. Je me suis aperçu dans ces moments qu’il existait une hostilité profonde vis-à-vis des Français, que même une amitié réelle ne parvenait pas à effacer complètement.

Bien sûr, il ne s’agit chaque fois que d’un mouvement d’humeur provoqué par une insistance exagérée de ma part sur des sujets qui fâchent. L’éclat passé, les relations reprennent leur cours normal. Il est même difficile de revenir sur le sujet une fois le calme revenu.

L’interlocuteur aurait plutôt honte d’avoir laissé percer un sentiment qu’il refuse ensuite de reconnaître comme faisant partie de son éducation.

Il est de toute façon difficile d’échanger sur la colonisation, même à Moramanga, sur le lieu des événements les plus tragiques, devant le wagon criblé de balles par les militaires français.

La plupart du temps, chacun se contente de généralités en évitant de débattre. On s’écoute poliment quand, par extraordinaire, des avis différents sont partagés. Le sujet est toujours brûlant et je comprends les réticences. Les Français ne sont guère plus diserts sur la guerre d’Algérie. Quant à ce qui s’est passé ici, il y en a bien peu qui en ont eu ne serait-ce qu’un écho.

Une seule chose me gêne, la persistance de certains à mettre tous les problèmes actuels de

Madagascar sur le compte de la colonisation. J’entends de temps en temps : « les oppositions entre ethnies sont dues aux colons qui ont divisé pour régner », « Madagascar ne se développe pas parce que le pays à été trop longtemps exploité », « la civilisation malgache a été détruite et c’est ce qui handicape le pays actuellement »… Il ne me semble pas sain de toujours reporter sur les autres les causes d’une situation défavorable. Même si la colonisation n’a pas

été globalement positive, j’ai du mal à voir en elle la cause de tous les maux. C’est dommage

s’il s’agit d’une manière de masquer la réalité, comme chez ces prisonniers qui ne peuvent pas changer tant qu’ils n’ont pas reconnu leur part de responsabilité dans la condamnation dont ils ont fait l’objet.

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Published by fazen
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